Les chats dans la Grèce antique

Chat grèce antique

L'Egypte a toujours fasciné ses voisins, avec ses moeurs étranges alliées à un haut degrè de culture. L'amour des Egyptiens pour les animaux, dont beaucoup étaient étrangers à la péninsule hellénique, était particulièrement incompréhensible pour les grecs.

" Les animaux domestiques sont nombreux en Egypte. Ils le seraient davantage s'il n'arrivait aux chats des accidents. Car, quand les chattes ont mis bas, elles ne veulent plus fréquenter les mâles...Ceux-ci imaginent alors de leur ravir leurs petits." Herodote.

D'après une légende les Egyptiens, grand adorateurs des chats qu'ils considéraient comme sacrés, refusaient toute vente ou exportation des petits félins, cela même face à l'insistance des grecs pour en obtenir.

Tenaces, les grecs volèrent au moins six couples de chats pour les ramener au pays, après quelques reproductions fructueuses, ils les vendirent aux Romains, Gaulois, et aux autres Celtes.

L'espèce se diffusa dès lors sur tout le pourtour méditerranéen en guise de dératiseurs, et afin de protéger les récoltes,  la belette, la fouine et le furet furent employés, mais le chat les remplaca efficacement, et sans nuir aux animaux de la basse-court.

En grèce l'arrivée du chat fut mitigé, jamais considéré comme une divinité, le chat finit toutefois par s'imposer pour ses dons de chasseur et son élégance raffinée, sans l'odeur des animaux qu'il remplaca, comme le furet.

Parfois le chat s'imposait dans les familles comme animal de compagnie, mais les grecs préféraient les chiens et les cigales  pour lesquelles ils construisaient de minuscules maisons !

Un grand absent

Au V siècle avant J.C, Hérodote est le premier Grec à s'émerveiller devant une civilisation rayonnante dont il décrit longuement l'histoire, la religion et la faune.

S'il n'avoue ne connaître les crocodiles, les ibis, ou les hippopotames que par des représentations, il ne dit rien de tel du chat. On peut donc supposer que les chats n'étaient pas totalement absents de Grèce. Ils ne devaient pas non plus y être très courants.

La plupart des auteurs grecs ne mentionnent en effet le chat que pour le lier à l'Egypte. Les Egyptiens hésitaient d'ailleurs à laisser leurs chats partir pour des contrées où ils pouvaient être maltraités, si l'on en croit Diodore, un Grec de Sicile vivant au premier siècle avant notre ère.

Il rapporte en effet que les Egyptiens en voyage "payaient rançon" pour les chats et les faucons qu'ils trouvaient expatriès et les ramenaient au pays.

Les Egyptiens n'avaient peut-être pas tort de se défier des Grecs sur ce point. Dans son banquet des sages, Athénée de Naucrate, cite une oeuvre perdue d'Anaxandride dans laquelle un Grec attaque un Egyptien par ces mots : "si tu vois un chat en difficulté, tu pleures, tandis que moi, je prends plaisir à le tuer et à l'écorcher."

Le chat est de même absent de la mythologie grecque, sauf lorsqu'elle rencontre la mythologie égyptienne. Les dieux grecs, en lutte contre les géants dirigés par Typhon, se seraient ainsi enfuis en Egypte, en adoptant l'apparence d'animaux, Athéna choisissant celle d'une chatte.

Ce choix est peut-être lié au fait que les Grecs qualifiaient semblablement de "glauques" les yeux de la déesse et ceux du chat. Le lien antre Athéna et le chat est aussi illustré par un proverbe grec : "comparer le chat à Athéna."

Son sens n'est cependant pas à l'honneur du chat car il s'applique à ceux qui comparent de façon inapropriée de grandes choses à des petites.

Compagnon des éphèbes et des héros fondateurs

Plus exotiques que véritablement domestiques, les chats ont cependant inspiré l'art grec. Dés la fin du VIe siècle, ils apparaissaient sur des vases produits en Attique, et dans les colonies grecques d'Italie du Sud et de Sicile.

Des éphèbes y tiennent en laisse des chats qu'ils opposent à des chiens; d'autres portent sur leur bras ou sur leurs épaules des chats qu'ils offrent en présent amoureux à de belles courtisanes.

Ailleurs, des hommes mûrs exhibent des chats, animaux rares et donc recherchés, pour attirer l'attention d'un jeune favori. Souvent associé à des oiseaux ou à Eros, le chat a déjà pour les artistes grecs la symbolique sexuelle qui lui restera attachée pendant des siècles.

Au sein du monde grec, l'Italie du Sud et la Sicile semblent accorder une place particulière au chat. Sur les monnaies grecques de Tarente et de Rhegion au Ve siècle avant J.C, ils figurent aux côtés de l'oikistès, c'est à dire le fondateur de la cité, assis en jouant à la balle sous sa chaise.

Il est possible que cette présence renvoie à des légendes dont la trace s'est perdue, attribuant par exemple à Taras ou Iokastos, ces héros fondateurs, le bénéfice de l'introduction du chat.

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